mercredi 12 août 2020

Another Time, Another Place

Another Time, Another Place (The Rolling Stones) a été réalisée par Rodney Matthews en 1974 alors qu’il avait compris quelques années plus tôt qu’il ne serait jamais une rockstar, et a ensuite été publiée pour la première fois sous forme d’affiche par la Big O Poster Company entre 1976 et 1978, une affiche qui d’ailleurs s’est très bien vendue. L’artiste, à l’époque, a choisi les Rolling Stones dans le rôle des mercenaires, car il a toujours considéré qu’ils étaient les méchants et les mauvais garçons du rock'n'roll, légèrement agressifs et très renfrognés. Il faut savoir qu’à l’origine, Rodney Matthews y avait glissé quelques indiscrétions visuelles, un préservatif et deux Barres de Mars, qu’il a ensuite retirées dans un souci de décence et aussi pour éviter un éventuel procès de la société Mars.
En 1985, Rodney Matthews organise une exposition personnelle à la Langton Gallery, dans Langton Street, juste à côté de Kings Road dans le quartier de Chelsea à Londres et, sachant que le bureau des Stones est situé à proximité, il prend quelques-unes de ses affiches Another Time, Another Place (The Rolling Stones), espérant pouvoir en faire cadeau aux membres du groupe et les inviter à son exposition. La seule personne du bureau des Rolling Stones qui fera une apparition à la Langton Gallery, sera un inconnu aux cheveux longs, totalement à côté de la plaque et complètement ivre, qui s'endormira sur une chaise.
Un peu plus tard, lors d’une visite chez MCA records, Rodney Matthews remarque une affiche sur le mur d’un bureau, qui avait été réimprimée à partir de son poster Another Time, Another Place (The Rolling Stones). S’interrogeant, on lui répond qu'elle a été mise en vente lors d'une tournée américaine des Rolling Stones, édition et vente dont il ne savait rien et pour lesquelles il n’avait reçu aucunes royalties.
Bien qu'il ait d'abord été troublé et fâché par le dilettantisme et la façon très cavalière de faire des Rolling Stones, Rodney Matthews dit aujourd’hui accepter de le prendre plutôt comme un compliment, comme une certaine reconnaissance. "C'était extrêmement flatteur et ma pensée première de poursuivre en justice les Rolling Stones a ensuite laissé place à un sentiment de … Hum ! Hum ! satisfaction".
Le flegme et l’humour britannique sont bien connus et Monsieur Rodney Matthews ne déroge pas à la règle. Félicitations.
 
Fin du 1er épisode
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