jeudi 21 juin 2018

Vade retro satana

Ces derniers temps, le monde de l’art s’est pris de sacrés coups sur le nez. En effet, montrer la nudité des femmes, qui plus est dans une position passive ou une apparence fatale peut, dans le contexte qui règne aujourd’hui, conduire l’auteur à un lynchage digne des pires autodafés.
Julie Bell, qui en sait beaucoup plus sur le culte du corps, que tous les inquisiteurs réunis, s’est pourtant pliée aux exigences actuelles dans l’édition 2019 du célèbre calendrier Fantasy, qu’elle propose avec son compagnon Boris Vallejo. A moins qu’il ne s’agisse d’une demande expresse de l’éditeur Workman Publishing ?
En effet, celle qui a été culturiste avant de devenir la célèbre artiste que nous connaissons, a rajouté un petit pagne au modèle présentée nue sur son œuvre intitulée à l’origine Flamingo Sunrise. Bien entendu il s’agissait pour l’artiste de cacher les fesses de cette très jolie femme et surtout de faire en sorte que l’illustration soit publiée dans le calendrier comme illustration du mois de novembre, sous le nouveau nom d’Aviary Escape.
Flamingo Sunrise, une œuvre d’art réservée à un public de connaisseurs à l’esprit ouvert, capable de faire la différence entre le beau et le sexe vulgaire. Aviary Escape, une illustration destinée à être vue par tout le monde et n’importe qui et en particulier, par quelques-un(e)s à l’esprit aussi puant et étroit que leur trou du c.. ! Vade retro satana…..