BUDZYN Bolek

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Biographie

Boleslas Budzyn dit Bolek Budzyn est né à Roubaix, près de Lille, en 1950. Dès l’âge de 6 ans, il sait qu’il sera peintre et durant son cursus scolaire, une grande partie de son temps libre est consacrée au dessin et à la création d’un bestiaire fantastique inspiré des animaux les plus divers qu’il aime et considère comme ses frères. Adolescent, il suit quatre années d’études aux Beaux-Arts de Roubaix où il découvre l’art de dessiner et de peindre et le respect de ceux qui l’ont précédé.
Très tôt, il rejette le qualificatif "d’artiste peintre", se disant faiseur d’images tels les anonymes du moyen âge. Ce ne sont pas la gloire et la célébrité qui sont ses buts, mais la passion et la fidélité aux beautés du monde. Il ne "fait" pas de la peinture, il est au service de celle-ci. Son esprit rebelle et insoumis est tout d’abord séduit par l’univers onirique et provocateur du mouvement surréaliste, à commencer par leur figure de proue Salvador Dali. Ses rêves éveillés donnent naissance à ses premières tentatives de matérialiser ce que la réalité peut avoir de plus mystérieux et de projeter ces visions sur une toile.
De cette époque datent entre autres, Poèmes interdits, Gaia, Enlèvement, qui sont quelques-unes de ses oeuvres de jeunesse. Cependant, on y décèle déjà les prémices de l'oeuvre future, une imagination foisonnante et un sens aigu du détail, qui continuent d'être, à ce jour, le fondement de son travail, si bien qu'une peinture de l'artiste se reconnaît au premier coup d'oeil.
Vont suivre des années d’essais, d’hésitations, de recherches et de doutes où loin des courants, des modes et des critiques, durant lesquelles il se forge un style propre, solidement ancré dans la tradition. Il offre les visions d’un univers complexe aux regards candides des cœurs éveillés qui seuls peuvent appréhender l’émotion transmise par l’acte d’amour entre l’imaginaire et la pointe du pinceau et s’il retient des peintres surréalistes leur imagination, il ne se satisfait plus de la qualité de l’exécution.
Exigeant avec lui-même, la quête de sa maîtrise le conduit à Bruges et à Gand (Belgique) à la rencontre de son maître Jan van Eyck. Le choc sera si violent qu’il arrête de peindre pendant plusieurs années, se sentant inutile et vaincu. Mais son obsession pour le polyptyque de l’Agneau Mystique et de la Vierge au Chanoine Van der Paele ne le quittera plus.
Dans un monde frénétique, précipité dans une course folle à la réussite sociale, à la célébrité et à l’égocentrisme, Bolek Budzyn prend son temps. Ce qui n’est pas fait avec le temps, ne sera pas retenu par lui, dit-il. Tenace et volontaire, il entreprend alors des recherches qui s’étaleront sur une dizaine d’années, pour redécouvrir les techniques du peintre qu’il admire par-dessus tout. Ce ne sera pas en vain. Après avoir écumé de nombreux bouquinistes dans tout le pays, il met en œuvre ce qui sera désormais "sa peinture", une peinture qu’il qualifie "d’appétissante" comme l’est celle des Primitifs Flamands.
Avec le temps, la technique se précise, le dessin devient plus concis et fouillé. Modestement, il constate que si personne ne sait vraiment comment peignaient ces grands maîtres, au moins à l’œil ça y ressemble, mais une quête véritable n’a pas vraiment de fin.
Fidèle à ses Maîtres, Jan van Eyck, Jérôme Bosch, Memling, Rogier van der Weyden…, Bolek Budzyn peint sur bois. Son médium comprend une dizaine de différents composants dont l’ambre, l’aspic et la térébenthine de Venise. Il emploie aussi une gamme de pigments anciens tels que le Lapis Lazuli, le Jaune de Naples et le Cinabre (Vermillon authentique). Sa maitrise de la technique des glacis successifs confère à ses tableaux des couleurs uniques de profondeur et de luminosité.
Bolek Budzyn vous emmène dans un monde où se mêlent, beauté, réalisme des personnages, force des couleurs, équilibre, diversité des scènes et maitrise de la lumière. D’une générosité et d’une imagination sans bornes, il est capable de peindre une femme pure et angélique, aussi bien que de fascinantes scènes apocalyptiques de type « Boschien ». La « caricature » est l’un des aspects principaux de son art, jetant une lumière amusée sur les travers humains. Après avoir réalisé plusieurs centaines de tableaux, il continue d’offrir à nos yeux ce qu’il peut, comme il le peut, de la peinture.