vendredi 27 avril 2018

MONDO

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Biographie

Tout a commencé en 2004, lors des soirées cinéphiles du cinéma Alamo Drafthouse d’Austin au Texas. Lassés des affiches de cinéma stéréotypées, les responsables du club ont demandé à des illustrateurs et dessinateurs locaux d’en créer de nouvelles pour les classiques projetés dans leur salle. C’est ainsi qu’est né Mondo Tees sur l’exemple de ce qui se pratiquait autrefois dans le monde du rock avec les affiches originales des salles Fillmore de New York et San Francisco. De jeunes fans de cinéma, de rock et de bandes dessinées ont remis à l’honneur l’art graphique de l’affiche de cinéma.
Avec Mondo, l’art de l’affiche de cinéma revient ainsi à ses origines. En effet, avant l’uniformisation des affiches de film vers le milieu des années 1980, les studios se servant des mêmes affiches dans tous les pays de diffusion du film, chaque pays pouvait créer ses propres visuels. Des écoles graphiques bien différentes les unes des autres étaient alors nées.
Mais Photoshop et l’arrivée du design automatisé ont mis fin à ces distinctions. Les artistes de Mondo ont alors réinventé l’univers des affiches de cinéma, avec une approche nouvelle, se focalisant sur un détail ou diffusant une atmosphère caractéristique. Le concept a, par la suite, séduit les plus grands réalisateurs comme Quentin Tarantino, Steven Spielberg mais aussi Coppola ou Scorsese.
Régulièrement, sur le site officiel de Mondo, des ventes ont lieu. Elles rassemblent des cinéphiles du monde entier, venus dénicher la perle rare. Mais tirées entre 125 et 375 exemplaires, les acheteurs n’ont que quelques minutes pour se décider à acquérir l’une ou l’autre des affiches de film sérigraphiées, d’autant plus que Mondo ne communique jamais l’horaire de la mise en vente. En parallèle, les sites d’enchères en ligne se sont saisis du phénomène permettant aux acheteurs, qui n’auraient pu obtenir la précieuse affiche, de malgré tout acquérir l’objet de leurs rêves.
Pour un artiste, travailler pour Mondo est le nec plus ultra. On trouve par exemple des illustrateurs comme Martin Ansin, Aaron Horkey, Mike Mitchell, Ken Taylor, Tom Whalen, mais aussi le britannique Olly Moss, au style minimaliste percutant, dont les affiches sont parmi les plus cotées. On peut aussi citer Laurent Durieux et son style totalement à l’opposé, débordant de détails, qui font que ses créations doivent être observées à la loupe pour en avoir l’exacte et complète teneur. Lui-même précise que ses affiches ont deux niveaux de lecture, proposant toujours des mondes et des perspectives parallèles.

Bibliographie