dimanche 20 août 2017

CAMPRUBI Krystal

Partage :

Liens :

Biographie

Christelle Camprubi est née le 1er novembre 1976 à Verdun. Elle se prénommera elle-même Krystal, lorsque sa maman lui expliquera, qu’elle voulait l’appeler Cristal, mais que ce prénom lui a été refusé, à l’époque, par l’administration tatillonne de l’état civil…. Elle passe son enfance et fait sa scolarité, de la maternelle au collège à Fresnes-en-Woëvre dans le département de la Meuse, village où habitent encore ses parents. Très vite, elle manifeste un goût pour l’expression artistique, publiant ses premiers poèmes dès l’âge de 7 ans. A 13 ans elle reçoit la médaille d’argent du Prix Mirabelle, d’autres viendront par la suite. Mais rapidement, c'est à la musique et à la peinture qu'elle donne la préférence. Pour Krystal de toute manière, "l'Art est un grand tout, un dialogue de l'absolu qui se décline en plusieurs alphabets". Cependant, ses centres d'intérêt très variés la poussent tout d'abord sur le chemin d'études diverses, qui enrichiront par la suite ses inspirations picturales. Aussi, après un bac A1 au lycée Margueritte de Verdun, elle entre à la Faculté des Lettres de Nancy où elle prépare un DEA en Lettres Modernes et étudie la littérature médiévale et le fantastique celte. Elle présente en 1999 un mémoire de maîtrise sur le symbolisme dans deux romans arthuriens anonymes. Cette expérience littéraire se traduit dans ses peintures, où se combinent mythologie celtique et esthétique médiévale.
Elle s'engage en même temps dans des études de piano à l'École Normale Cortot de Paris pendant cinq années et obtient son brevet d’enseignement de piano en 1998. Source d'inspiration de ses tous premiers tableaux, la musique garde une place importante dans son monde imaginaire. Durant cette période elle peint pour son plaisir, sans formation, ses sujets favoris comme les grands pianistes Marta Arguerich ou Ivo Pogorelich. La harpe celtique, qu'elle découvre un peu plus tard, devient une évocation récurrente dans des œuvres toujours plus personnelles.
Krystal n’entre pas aux Beaux Arts et, préférant développer intuitivement sa voie, laisse sa peinture évoluer au gré de ses diverses passions en s’appuyant sur son profond désir d'observer intimement le monde qui l’entoure. Elle trouve d’ailleurs, une inspiration très proche de la sienne dans les préraphaélites, en particulier J. W. Waterhouse et Sir Blair Leigthon. C'est ainsi que, sans penser à une éventuelle possibilité d'en faire son métier, elle commence à rassembler un bon nombre de tableaux et qu’au final, elle fait deux heureuses rencontres. La première, avec l'oeuvre de Tolkien. C’est une révélation, un coup de foudre, qui la conduit tout naturellement à découvrir des illustrateurs de talent, tels que John Howe, Alan Lee, Ted Nasmith ou Donato Giancola, qui influenceront sa peinture tant au niveau thématique que sur le plan technique (dessin, aquarelle). La seconde, la plus décisive peut-être, est celle avec Wojtek Siudmak, en novembre 2001, qu’elle rencontre dans le train qui les ramène du festival des Utopiales. C’est après leur discussion qu’elle suit son conseil et prend le parti de se lancer dans le métier.
Si ses premiers coups de coeur ont été des peintres du paysage fantastique, Krystal avoue être assez hermétique à certains arts contemporains, le cubisme ne la fait pas rêver. Aussi se rend elle compte au fur et à mesure qu’elle découvre des peintres, que sa recherche dans la peinture est claire. Elle souhaite des fenêtres pour découvrir d'autres univers, d'autres mondes et pouvoir s'évader du carcan rigide de son quotidien. La fantasy va lui permettre cela. Depuis, sa peinture a trouvé sa voie dans le merveilleux, celui des elfes et des fées, donc celui de la fantasy, celui qui permet aux élans de l'âme d'explorer les profondeurs de l'être, avec le rêve pour guide.
La majorité des tableaux qu’elle réalise sont créés à la peinture à l’huile, mais elle aime aussi utiliser des techniques à l’ancienne dans le respect de la tradition. Attentive à broyer ses pigments, à fabriquer ses vernis et ses huiles cuites, son atelier se fait laboratoire alchimique, en harmonie avec l'univers de ses oeuvres. L’aquarelle lui plaît tout autant, mais elle lui est plus étrange, capricieuse, lui imposant sa loi. Enfin, elle se passionne pour la peinture digitale depuis qu’elle l’a découverte, le numérique qui donne un résultat beaucoup plus rapide et qui permet non seulement d’apporter un détail considérable, mais aussi, de prendre régulièrement un recul sur l’œuvre, pour vérifier sa composition et son équilibre général.
On retrouve beaucoup de couleurs et de personnages féminins dans ses tableaux et il est certain qu'un thème domine la peinture et les dessins de krystal, la femme. La femme, figure poétique par excellence dont l’omniprésence dans sa recherche coulait de source. Ses femmes sont peut-être d'apparence fragile, à l'instar des Muses préraphaélites, mais elles détiennent le pouvoir d'apprivoiser la vie sauvage. Là où l'homme croit devoir affronter le dragon et le tuer, la femme l'apprivoise, le nourrit et en fait un animal docile.
Alliant le travail du peintre et de l'illustrateur, Krystal partage son temps entre des expositions (Paris, Lyon Epinal, ...), des couvertures pour divers magazines et web-zine (Khimaira, Deep Magic, …) et des livres illustrés. En 2008, Toi Lumière de ma Nuit ouvrage composé à quatre mains par Krystal et l’écrivain Christian Grenier chez PorteLune Productions. En 2009, L'encyclopédie de la Fantasy avec Jacques Baudou chez Fetjaine, une participation à l’ouvrage sur Le Graal et les Chevaliers de la Table Ronde aux éditions Auzou (couverture et l'image principale de chaque page en couleur) et enfin Oghams Le temps des elfes aux éditions Au bord des continents.